La clinique mutualiste de Grenoble ne deviendra pas coopérative

À l’automne 2019, le conseil d’administration  du Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble a décidé de vendre les cliniques mutualistes grenobloises qui se trouvent dans une situation financière difficile. Parmi les repreneurs potentiels, un groupe d’usagers et de salariés a alors proposé de reprendre la clinique sous la forme d’une Scic (société coopérative d’intérêt collectif) en présentant un projet réalisé avec le soutien de l’URScop (Union régionale des Scop) Auvergne-Rhône-Alpes et avec le conseil du cabinet PWC Grenoble (Price WaterhouseCooper). Or le groupe Adréa, majoritaire au sein du conseil d’administration du groupe hospitalier, a rejeté ce projet collectif, dont le montage juridique et financier lui semblait trop fragile. Trois autres offres de reprise ont été présélectionnées, dont deux permettraient de conserver le statut d’établissement de santé privé d’intérêt collectif (Espic) à but non lucratif, et le troisième s’inscrirait dans le cadre d’un partenariat public/privé. Ce dernier projet suscite particulièrement l’inquiétude des salariés quant à la  pérennisation de tous les emplois. Affaire à suivre...